Séisme en mer Égée : plusieurs victimes, la Grèce et la Turquie “prêtes à s'aider”

Publié le : 30/10/2020 – 15:33

Un puissant séisme a secoué la mer Égée, vendredi, provoquant un mini-tsunami sur l’île grecque de Samos et l’effondrement de plusieurs bâtiments dans la ville turque d’Izmir. Face à la catastrophe et malgré les récentes tensions, la Grèce et la Turquie se sont engagées à s’aider mutuellement. 

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La mer Egée a été secouée, vendredi 30 octobre, par un puissant séisme, dont la force a été évaluée à 7 sur l’échelle de Richter par l’Institut de géophysique américain (USGS), et à 6,6 par les autorités turques.

Pour l’heure, au moins quatre personnes ont été tuées et 120 blessées dans ce tremblement de terre, qui a provoqué l’effondrement de plusieurs immeubles dans l’ouest de la Turquie, selon un premier bilan publié par le ministre de la Santé.

“Hélas, quatre de nos concitoyens ont perdu la vie dans le séisme […] Au total, 120 de nos concitoyens ont été blessés”, a indiqué le ministre, Fahrettin Koca, sur Twitter.

Les deux pays prêts à “se soutenir mutuellement”

En dépit des vives tensions qui les opposent, la Grèce et la Turquie se sont engagées à s’aider mutuellement si besoin, a rapporté Ankara.

Lors d’un entretien téléphonique, les ministre des Affaires étrangères des deux pays “ont souligné qu’ils étaient prêts, en cas de besoin, à s’aider et se soutenir mutuellement”, a indiqué le ministère turc dans un communiqué.

Le tremblement de terre a provoqué l’effondrement de plusieurs immeubles dans la province turque d’Izmir, et un mini-tsunami qui a balayé les côtes de l’île grecque de Samos.

La promesse d’aide mutuelle exprimée vendredi rappelle l’aide que la Grèce avait offerte à la Turquie, après un séisme meurtrier en 1999, un geste qui avait permis un réchauffement des relations entre ces deux pays en crise.

Des experts avaient parlé de “diplomatie du séisme”.

Plus de 20 ans plus tard, les relations entre ces deux voisins membres de l’Otan sont de nouveau tendues, en raison notamment de recherches gazières menées unilatéralement par Ankara en Méditerranée orientale, Athènes l’accusant de prospecter dans ses eaux.

Avec AFP   


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