Covid-19 : “C’est la pire crise de notre histoire”, selon Angel Gurría (OCDE)

Publié le : 13/11/2020 – 17:11

Alors que l’Europe vit une deuxième vague de l’épidémie de coronavirus et qu’un certain nombre de pays ont recours à de nouvelles mesures de confinement, nous recevons Angel Gurria, le Secrétaire général de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement de l’économie) qui compte à ce jour 37 pays parmi les plus riches de la planète. Son troisième mandat s’achève en juin 2021, après 15 ans à la tête de cette institution internationale.

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Sur l’impact économique de la crise sanitaire mondiale

“C’est la pire crise de l’histoire de l’OCDE. En 60 ans, on n’a jamais fait des projections si négatives”.

“Le plus inquiétant c’est aussi que la deuxième vague du virus menace la reprise économique”.

Sur le plan de relance européen

“L’annonce des 750 milliards est l’une des annonces les plus importantes jamais faites concernant l’unité et la cohésion européenne. Cela va au-delà de l’économie, de la question du commerce ou de la question de l’investissement. C’est la première fois dans l’histoire que l’Europe a un accord pour partager le risque mais aussi pour que les plus forts aident et appuient les plus faibles.”

“C’est un événement d’une importance énorme.”

Sur l’aide au développement pour les pays émergents

“On pourrait doubler, tripler voire même quadrupler l’aide au développement. (…) Pas seulement par générosité, mais aussi par sagesse et intelligence car jusqu’à ce que le dernier cas de virus s’éteigne dans le monde, on ne pourra pas crier victoire.”

Sur le vaccin contre la Covid-19

“Pendant une grande partie de l’année 2021, il faudra apprendre à vivre avec le virus en attendant que le vaccin soit développé, testé, produit mais aussi distribué à tous les pays, y compris les pays en développement.”

“Il faut faire du vaccin un bien public, c’est-à-dire quelque chose qui est disponible pour tous ceux qui en ont besoin. Mais je trouverais ça normal que les soignants et les personnes âgées, les personnes les plus vulnérables soient les premières à en bénéficier.”

Sur la taxation des GAFAM

“La meilleure solution c’est un accord international. Parce que l’alternative, c’est une guerre commerciale, encore une autre. Et l’on sait le prix que coûtent les tensions commerciales.”

Sur le Brexit

“Je ne perds pas confiance, j’espère encore que l’on va réussir à trouver un accord. Mais sinon les conséquences, le coût, seront surtout pour les Britanniques.”

Emission préparée par Mathilde Bénézet


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