La justice britannique refuse l'extradition de Julian Assange vers les États-Unis

Publié le : 04/01/2021 – 12:21Modifié le : 04/01/2021 – 12:41

Julian Assange ne devrait pas être extradé vers les États-Unis. C’est ce qu’a décidé la justice britannique, lundi. Le fondateur de WikiLeaks y est accusé d’espionnage et de conspiration pour avoir diffusé en 2010 des centaines de milliers de documents confidentiels concernant l’armée américaine.

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La justice britannique a tranché et rejette la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. La décision rendue lundi 4 janvier par la juge Vanessa Baraitser, à la cour criminelle de l’Old Bailey de Londres, est toutefois susceptible d’appel. La juge a expliqué avoir refusé son extradition disant redouter que Julian Assange se suicide.

Pour rappel, l’Australien risque aux États-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis reprochent au fondateur de WikiLeaks d’avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu’il conteste.

“Le journalisme n’est pas un crime”

Ce lundi, une dizaine de manifestants s’étaient rassemblés avant le début de l’audience devant le tribunal, avec des pancartes proclamant “N’extradez pas Assange, le journalisme n’est pas un crime” ou encore “Libérez la vérité, libérez Assange”. Les forces de l’ordre leur ont demandé de quitter les lieux en raison des restrictions locales liées à l’épidémie de nouveau coronavirus. 

Dans une interview publiée dimanche par le journal Der Spiegel, l’avocate du fondateur de Wikileaks, Stella Moris, avait estimé que la situation dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, où il est détenu, “n’est rien comparé aux conditions de détention” auxquelles il aurait été soumis aux États-Unis s’il était extradé, estimant que Julian Assange aurait été alors “enterré vivant”.

Reste à savoir quelle sera l’attitude de l’administration du futur président américain Joe Biden à l’égard du fondateur de WikiLeaks. Julian Assange se trouve sous le coup de poursuites lancées sous la présidence de Donald Trump.

Sous son prédécesseur Barack Obama, qui avait Joe Biden pour vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks. Mais il y a tout juste dix ans, celui qui accèdera dans moins d’un mois à la Maison Blanche avait comparé Julian Assange à un “terroriste high-tech”.

Avec AFP


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